«Au bout de combien de temps oublie-t-on l'odeur de celui qui vous a aimée ? Et quand cesse-t-on d'aimer à son tour ?»

«Au bout de combien de temps oublie-t-on l'odeur de celui qui vous a aimée ? Et quand cesse-t-on d'aimer à son tour ?»
Connard. Amour, putain, qu'est-ce que tu fais? tu te rends compte dans quel état tu me mets? Est-ce réellement le prix à payer pour être heureux? C'est obligé de souffrir autant? Réponds moi un peu, toi qui à l'air de tout maîtriser, toi qui est le plus fort... Amour, merde, regarde moi, regarde moi en face, et vois mes yeux rougis, vois mes larmes de crocodile, vois mes mains trembler, vois mes doigts abimés par l'angoisse... M'as tu vus suffoquer? M'as tu observé chercher de l'air? As tu vu comme je suis tomber à terre, comme j'ai eu envie de crever? Vois tu comme tu me rends malade? Je souffre tu comprends. Chaque départ m'abbat un peu plus. Celui là plus que jamais. Regarde moi mordre mon oreiller pour ne pas crier. Regarde comme je suis perdue. Regarde comme je fais semblant. Ne trouves-tu pas que je sais bien attendre? J'attends. J'attends.
Tu peux ricanner, Amour, tu peux te dire que tu as gagné. Tu me vois, me débattre tant bien que mal. Tu crois être le plus fort, tu crois avoir le dessus? Tu penses me dominer. Mais attends, oui je souffre, oui je ne peux plus rien avaler, oui j'ai les yeux qui me brûlent, oui, oui, oui. J'avoue. Mais tu ne peux pas savoir à quel point il me rend heureuse. A quel point il sait me protèger, me rassurer. Et me faure rire, me soulever et me faire tourner dans ses bras.. T'imagines pas, non, tu n'imagines pas. Et moi, je ne sais utiliser les bons mots pour faire sentir tout le bonheur qui est le seul à savoir m'offrir...

# Posté le samedi 05 avril 2008 19:13

Modifié le lundi 14 avril 2008 09:41

Sometimes I miss you so much, I can hardly stand it.

Sometimes I miss you so much, I can hardly stand it.
Regarder une ville et n'en voir que les toîts. J'aime ça. La fumée sort des cheminées, la neige tombe et mes pensées fusent, je l'envie. Je me déchire la gorge, cette cigarette est de trop. Le vent est froid. Sur les toits de Belleville, les chats sont noirs. Regarder une ville et n'en voir que les toits. Où sont Marie, Berlioz et Toulouse? Les corps de Duchesse et Thomas O'Malley enroulés au coin d'une cheminées? Scat Cat et son cat-band pour une "bohème parisienne"? Le vent est toujours frais. La neige tombe toujours, mon manteau noir à points blancs désormais, que je remonte jusque sous le menton. J'attends qu'une main arrive dans mon dos et qu'une voix me dise"je te cherchais". Regarder une ville et n'en voir que les toits. M'imaginer en CatWoman, moulée dans un costume en latex. Le genre mais en moin vulgaire. Mystérieuse, qu'en dis tu? Non décidément, je resterai avec mes yeux bleus sans lunettes, peut-être seront-ils soulignés d'un trait noir, qu'aucune fille ne sait tracer sans ouvrir idiotement la bouche. J'oublie le masque également, le costume moulant de même. Je t'attends là tu sais, pourquoi ne viens-tu pas? Prendre un risque et se balader sur ces toits? Discrètement, nous pourrions aussi se fondre dans l'obscurité, passe de toits en toits, mais attends moi veux-tu.
La grande nuit va commencer Nous les laisserons s'aimer.

# Posté le dimanche 23 mars 2008 20:24

Sur c'te butt' là y'avait pas d'gigolettes. Pas de marlous ni de beaux muscadins.Ah! C'était loin du Moulin d'la Galette, Et de Panam' qu'est le roi des pat'lins.

Sur c'te butt' là y'avait pas d'gigolettes. Pas de marlous ni de beaux muscadins.Ah! C'était loin du Moulin d'la Galette, Et de Panam' qu'est le roi des pat'lins.
On se ballade sur les pavés, on voit le sparvis, les vitrines, les escaliers, le slumières, tout... Clic clac, clic clac sur le macadam. Non, en fait, je suis pas le genre à avoir les talons qui laissent deviner un pas décidé de femme qui "sait ce qu'elle veut". A vrai dire, moi c'est pas très classe... Tu sais, c'est le genre Kickers. Ca fait moins de bruit, c'est discret autrement dit. En effet, ca fait moins demme ferme, déterminée, audacieuse... Mais qu'importe? On ne dit pas qu'il faut regarder sous l'écorse? Même s'il est je crois quasi impossible de trouver sous la mienne d'écorse ce genre de femme. Tu sais, je suis le genre comme elle dit, fragile, à manipuler avec précaution, et je sais que sans elle je ne suis rien, je ne peux pas vivre. C'est comme ça, et même si c'est un peu flippant comme truc, je ne peux pas changer, c'est dans ma nature... De ne pouvoir me passer de sa voix plus de cinque heures, de ressentir le besoin brûlant que mon ange me prenne dans ses bras. Je crois que c'est dans ma nature de préfèrer traverser la rue pendue à son bras que seule, je crois que c'est naturel chez moi d'avoir peur le soir sans elle, de ne pouvoir m'endormir sans sa voix. Oui, c'est ça, je suis le genre de femme qui a besoin d'une autre personne, d'un repère, d'un pilier, d'un point fixe et stable, de bras rassurants, de voix bersante, le genre de fille que la solitude tue, que l'amour rend dingue. Le genre de femmes passionnées. Et le clic clac que les chaussures en cuir noir ne font pas. On avance toujours sur les pavés, on monte les trottoires, on ouvre les yeux devant les vitrines, on admire les amoureux sur les terrasses, on s'ammuse avec les jets d'eau d'une fontaine, on se regarde, on se sourit, on réalise et on ressert les doigts sur sa main.

Sur c'te butt' là y'avait pas d'gigolettes. Pas de marlous ni de beaux muscadins.Ah! C'était loin du Moulin d'la Galette, Et de Panam' qu'est le roi des pat'lins.

# Posté le jeudi 31 janvier 2008 16:21